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		<title>My Feed</title>
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			<description>&lt;p&gt;C&amp;#39;est à chaque fois en tournant au coin de la 3e et de la 79e qu&amp;#39;il y pense. Il se demande tout le temps pourquoi il fait ça, pourquoi il est là , et pourquoi il rajoute un peu de compliqué à sa vie. Pourtant, sur le moment, il n&amp;#39;y pense jamais. Il est heureux même, et sincère. tout se passe bien. Jusqu&amp;#39;au soir, ou tout se brouille de nouveau dans sa tête. tout redevient complexe, plus rien n&amp;#39;est simple et il se perd dans ses choix.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Le soleil brille dès le matin et c&amp;#39;est d&amp;#39;un pas décidé qu&amp;#39;il se dirige vers chez elle. Les épaules en arrière, il a fier allure, peut-être parce qu&amp;#39;il se sent sûr de lui en allant lui rendre visite. Il sait qu&amp;#39;elle va lui sourire, le réconforter, et ne pas lui poser de questions. Les étreintes ne seront pas chiches, ni hypocrites. Il sait qu&amp;#39;il peut compter sur elle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Et même s&amp;#39;il ne parle jamais, il n&amp;#39;a aucun doute sur le fait qu&amp;#39;elle l&amp;#39;écouterait.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Il passe le marchand de fruit exotiques et inspire profondément les odeurs des litchis et des mangoustans. &amp;quot;C&amp;#39;est à cette époque de la saison qu&amp;#39;ils sont le plus juteux&amp;quot; lui jette l&amp;#39;épicier au passage. Il regarde sa montre machinalement, comme pour ne pas avoir à répondre, ni sortir de sa bulle. Alors il esquisse un sourire, comme pour refermer la porte derrière lui, poliment.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Il voit au loin les drapeaux qui tombent en façade du bâtiment où elle habite. Il a pris pour habitude de les compter en passant au coin de la 65e. Il n&amp;#39;a jamais su vraiment combien il y en avait, car plus il s&amp;#39;approchait, plus l&amp;#39;image de celle à qui il rendait visite emplissait son esprit.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ses longs cheveux sombres à partir du 7e drapeau. Ses grands yeux verts alors qu&amp;#39;il recommence à compter. Ses cils épais à peine juste après. 8, 12, 10, il est à chaque fois obligé de recommencer. Il a beau essayer de se concentrer, soupirer, se frotter le front et replacer ses lunettes, il y a toujours une hanche ou une portion de son cou qui l&amp;#39;affole à un moment ou à un autre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Il passe maintenant la 60e, et se retourne de peur de perdre son upper east side. D&amp;#39;un coup d&amp;#39;oeil il aura eu le temps de penser à ce qu&amp;#39;il laisse derrière lui, à tout ce qu&amp;#39;il aurait pu dire pour que tout s&amp;#39;arrange, à tout ce qu&amp;#39;il a dit et qui a rien arrangé. Il sait bien que c&amp;#39;est trop tard, que de toutes façons le soleil se couchera ce soir, sans compassion, sans regret, et sans jugement sur sa situation.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Il marche un peu plus lentement pour traverser la 59e, ajuste la bandoulière de son sac, remet son col en place, et éteint la musique qui rythme ses pas. Il s&amp;#39;arrête devant le Deli qui touche le Grand Hyatt, regarde quelques secondes le ballet des énormes gâteaux qui valsent en vitrine, et s&amp;#39;engouffre enfin dans le tourniquet en laiton qui vient tout juste d&amp;#39;être polishé. Il est à peine 7h25, il est un peu en avance, et c&amp;#39;est maintenant un sourire qui orne son visage.&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 23:42:39 GMT</pubDate>
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			<source:markdown>C'est à chaque fois en tournant au coin de la 3e et de la 79e qu'il y pense. Il se demande tout le temps pourquoi il fait ça, pourquoi il est là , et pourquoi il rajoute un peu de compliqué à sa vie. Pourtant, sur le moment, il n'y pense jamais. Il est heureux même, et sincère. tout se passe bien. Jusqu'au soir, ou tout se brouille de nouveau dans sa tête. tout redevient complexe, plus rien n'est simple et il se perd dans ses choix.&#10;&#10;Le soleil brille dès le matin et c'est d'un pas décidé qu'il se dirige vers chez elle. Les épaules en arrière, il a fier allure, peut-être parce qu'il se sent sûr de lui en allant lui rendre visite. Il sait qu'elle va lui sourire, le réconforter, et ne pas lui poser de questions. Les étreintes ne seront pas chiches, ni hypocrites. Il sait qu'il peut compter sur elle.&#10;&#10;Et même s'il ne parle jamais, il n'a aucun doute sur le fait qu'elle l'écouterait.&#10;&#10;Il passe le marchand de fruit exotiques et inspire profondément les odeurs des litchis et des mangoustans. &quot;C'est à cette époque de la saison qu'ils sont le plus juteux&quot; lui jette l'épicier au passage. Il regarde sa montre machinalement, comme pour ne pas avoir à répondre, ni sortir de sa bulle. Alors il esquisse un sourire, comme pour refermer la porte derrière lui, poliment.&#10;&#10;Il voit au loin les drapeaux qui tombent en façade du bâtiment où elle habite. Il a pris pour habitude de les compter en passant au coin de la 65e. Il n'a jamais su vraiment combien il y en avait, car plus il s'approchait, plus l'image de celle à qui il rendait visite emplissait son esprit.&#10;&#10;Ses longs cheveux sombres à partir du 7e drapeau. Ses grands yeux verts alors qu'il recommence à compter. Ses cils épais à peine juste après. 8, 12, 10, il est à chaque fois obligé de recommencer. Il a beau essayer de se concentrer, soupirer, se frotter le front et replacer ses lunettes, il y a toujours une hanche ou une portion de son cou qui l'affole à un moment ou à un autre.&#10;&#10;Il passe maintenant la 60e, et se retourne de peur de perdre son upper east side. D'un coup d'oeil il aura eu le temps de penser à ce qu'il laisse derrière lui, à tout ce qu'il aurait pu dire pour que tout s'arrange, à tout ce qu'il a dit et qui a rien arrangé. Il sait bien que c'est trop tard, que de toutes façons le soleil se couchera ce soir, sans compassion, sans regret, et sans jugement sur sa situation.&#10;&#10;Il marche un peu plus lentement pour traverser la 59e, ajuste la bandoulière de son sac, remet son col en place, et éteint la musique qui rythme ses pas. Il s'arrête devant le Deli qui touche le Grand Hyatt, regarde quelques secondes le ballet des énormes gâteaux qui valsent en vitrine, et s'engouffre enfin dans le tourniquet en laiton qui vient tout juste d'être polishé. Il est à peine 7h25, il est un peu en avance, et c'est maintenant un sourire qui orne son visage.</source:markdown>
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			<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 23:37:56 GMT</pubDate>
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			<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 23:37:52 GMT</pubDate>
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