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			<description>&lt;p&gt;Insultes, manipulations, mensonges... 2024 va être la pire campagne présidentielle de l&amp;#39;histoire des USA.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ce qui s&amp;#39;est produit en Iowa samedi en est la parfaite illustration.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Décryptage 👇&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Le 15 janvier 2024, l&amp;#39;Iowa lancera officiellement les primaires républicaines.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Rassemblés en caucus, les républicains de l&amp;#39;Iowa seront les premiers a choisir leur candidat pour l&amp;#39;élection de novembre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Si électoralement la primaire de l&amp;#39;Iowa ne pèse pas grand chose, sa première place dans un calendrier chargé en fait un rendez incontournable.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Un bon score en Iowa peut lancer une campagne. Un mauvais peut la couler.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- En 2016, Ted Cruz y avait battu... Donald Trump. 8 délégués à 7. Cruz avait profité de cet élan pour mener une longue campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et Trump, perdant, avait accusé Cruz... d&amp;#39;avoir truqué l&amp;#39;élection. Un thème qui lui est cher à chaque défaite électorale.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;Iowa est donc... symboliquement crucial.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- C&amp;#39;est pour cela d&amp;#39;ailleurs que De Santis y passe l&amp;#39;essentiel de son temps. Un mauvais score là bas marquerait très probablement la fin de sa campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et que Donald Trump lui-même ne peut ignorer. Il était donc hier en Iowa.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Une visite doublement importante : ses adversaires ont remarqué publiquement que le candidat limite ses déplacements de campagne préférant semble-t-il le confort de son country club.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;absence de Trump sur le terrain n&amp;#39;est pas que physique. Très peu de spots publicitaires sur les télés locales, peu d&amp;#39;affiches et une présente limitée de sa campagne dans les opérations de porte à porte.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Tout ça parce que la campagne Trump en Iowa manque de ressources financières. La totalité des dons passe aujourd&amp;#39;hui dans les frais judiciaires de Trump et cela commence à se ressentir sur le terrain.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Trump - comme d&amp;#39;autres candidats- était donc en Iowa samedi pour profiter du match de football US le plus important de la saison. Une rivalité historique opposant les deux universités de l&amp;#39;État.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Aux USA, le football US universitaire est l&amp;#39;équivalent d&amp;#39;une religion pratiquée de génération en génération.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Trump - comme les autres candidats dont De Santis- est donc passé par le stade où étaient massés plus de 60 000.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Les images sont celles d&amp;#39;un triomphe On y voit Trump faire griller des burgers à l&amp;#39;extérieur du stade et puis être accueilli par une foule en délire dès son arrivée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Une séquence amplifiée sur X avec un message : &amp;quot;Les USA veulent encore PLUS de Trump qu&amp;#39;en 2016 et 2020&amp;quot;.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;SAUF QUE...&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Si on regarde du côté De Santis , on retrouve les mêmes styles d&amp;#39;images en écho. Les applaudissements, les bains de foule, les selfies avec des fans en délire.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Dans la réalité, les moments spontanés diffusés sur les télés et relayées par les alliés sur les réseaux sociaux sont des images classiques d&amp;#39;une mise en scène politique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- En amont de la venue de chaque candidat, sa campagne prépare ses &amp;quot;étapes&amp;quot; où il va se retrouver acclamé par des supporters. Le but est de fabriquer de la séquence télé.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- C&amp;#39;est une manœuvre classique pratiquée par républicains comme démocrates.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Mais ce qui a été différent, c&amp;#39;est ce qui s&amp;#39;est déroulé hors des &amp;quot;zones contrôlées&amp;quot;. Et ils particulièrement autour de Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La campagne De Santis par exemple avait loué un bimoteur qui volait à basse altitude et de manière circulaire au dessus du stade et des arrêts prévus de Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;avion trainait une banderole sur laquelle était écrite : &amp;quot;Where is Melania?&amp;quot;. Où est Melania en référence aux absences répétées de l&amp;#39;épouse de Trump qui a refusé de l&amp;#39;accompagner dans son chemin de croix judiciaire. Et qui n&amp;#39;a toujours pas participé à un événement de campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et puis, il y a ce moment en direct sur RSBN, où Trump a fait un pas de côté dans l&amp;#39;enceinte du stade. Il sort du parcours fléché où il était encadré par des fans en transe. Il lève la main et le stade en entier se rend compte de sa présence.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Et là, peu à peu, les applaudissements sont couverts par les sifflets. Dans un État acquis à sa cause, Trump est en train de se faire huer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Comme De Santis d&amp;#39;ailleurs à chaque fois qu&amp;#39;il sortira de son parcours fléché.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Les sifflets contre Trump ne sont pas nouveaux. Il y a eu des moments (MMA, Nascar) où les applaudissements ont été plus nombreux. De toute manière, une élection ne se gagne pas à l&amp;#39;applaudimètre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Mais le véritable danger avec ce moment est ailleurs :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La suite se joue sur X et via un des comptes les plus influents de la trumposhpère.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La séquence de Trump dans le stade, face à plus de 60 000 personnes, diffusée en direct sur la chaîne pro-Trump RSBN (et toujours disponible sur leur page YouTube) est découpée en un clip de 18 secondes.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Un clip où le son est RETRAVAILLÉ. Les sifflets et les insultes sont REMPLACÉS par le son d&amp;#39;un triomphe.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Hier, cette vidéo aux images sont authentique mais au son FABRIQUÉ est devenue virale sur X. Plus de 10 000 partages, plus d&amp;#39;un million de vues et l&amp;#39;installation d&amp;#39;un faux concept : celui de la Trumpamania.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Qu&amp;#39;illustre d&amp;#39;ailleurs la photo ci-dessous. Lorsque Trump sort de la mise en scène préparée par sa campagne, il se confronte à l&amp;#39;hostilité d&amp;#39;une partie de l&amp;#39;électorat.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La même analyse aurait pu être appliquée hier à De Santis. Où à Ramaswamy. Les deux ont vécu les mêmes séquences : un triomphe contrôlé puis des insultes dès qu&amp;#39;ils se sont retrouvés à un foule moins filtrée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Plus encore, le même phénomène aurait pu se produire pour Biden ou n&amp;#39;importe quel démocrate. Elle symbolise à la fois le travail des appareils de campagne et la division profonde de l&amp;#39;Amérique où la fonction n&amp;#39;est plus respectée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Ce qu&amp;#39;il faut retenir de tout cela ? Le clip truqué des pro-Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Il illustre une tendance profonde utilisée massivement en 2020 (les fameuses images truquées des magouilles de vote). Que cela soit pour détruire un candidat ou forger la réputation de son champion, le phénomène va s&amp;#39;accélérer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Moralité ? Ne pas croire tout ce que vous voyez. Ou ici, ce que vous entendez.&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 21:30:26 GMT</pubDate>
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Un thème qui lui est cher à chaque défaite électorale.&#10;&#10;\- L'Iowa est donc... symboliquement crucial.&#10;&#10;\- C'est pour cela d'ailleurs que De Santis y passe l'essentiel de son temps. Un mauvais score là bas marquerait très probablement la fin de sa campagne.&#10;&#10;\- Et que Donald Trump lui-même ne peut ignorer. Il était donc hier en Iowa.&#10;&#10;\- Une visite doublement importante : ses adversaires ont remarqué publiquement que le candidat limite ses déplacements de campagne préférant semble-t-il le confort de son country club.&#10;&#10;\- L'absence de Trump sur le terrain n'est pas que physique. Très peu de spots publicitaires sur les télés locales, peu d'affiches et une présente limitée de sa campagne dans les opérations de porte à porte.&#10;&#10;\- Tout ça parce que la campagne Trump en Iowa manque de ressources financières. La totalité des dons passe aujourd'hui dans les frais judiciaires de Trump et cela commence à se ressentir sur le terrain.&#10;&#10;\- Trump - comme d'autres candidats- était donc en Iowa samedi pour profiter du match de football US le plus important de la saison. Une rivalité historique opposant les deux universités de l'État.&#10;&#10;\- Aux USA, le football US universitaire est l'équivalent d'une religion pratiquée de génération en génération.&#10;&#10;\- Trump - comme les autres candidats dont De Santis- est donc passé par le stade où étaient massés plus de 60 000.&#10;&#10;\- Les images sont celles d'un triomphe On y voit Trump faire griller des burgers à l'extérieur du stade et puis être accueilli par une foule en délire dès son arrivée.&#10;&#10;\- Une séquence amplifiée sur X avec un message : &quot;Les USA veulent encore PLUS de Trump qu'en 2016 et 2020&quot;.&#10;&#10;SAUF QUE...&#10;&#10;\- Si on regarde du côté De Santis , on retrouve les mêmes styles d'images en écho. Les applaudissements, les bains de foule, les selfies avec des fans en délire.&#10;&#10;\-Dans la réalité, les moments spontanés diffusés sur les télés et relayées par les alliés sur les réseaux sociaux sont des images classiques d'une mise en scène politique.&#10;&#10;\- En amont de la venue de chaque candidat, sa campagne prépare ses &quot;étapes&quot; où il va se retrouver acclamé par des supporters. Le but est de fabriquer de la séquence télé.&#10;&#10;\- C'est une manœuvre classique pratiquée par républicains comme démocrates.&#10;&#10;\- Mais ce qui a été différent, c'est ce qui s'est déroulé hors des &quot;zones contrôlées&quot;. Et ils particulièrement autour de Trump.&#10;&#10;\- La campagne De Santis par exemple avait loué un bimoteur qui volait à basse altitude et de manière circulaire au dessus du stade et des arrêts prévus de Trump.&#10;&#10;\- L'avion trainait une banderole sur laquelle était écrite : &quot;Where is Melania?&quot;. Où est Melania en référence aux absences répétées de l'épouse de Trump qui a refusé de l'accompagner dans son chemin de croix judiciaire. Et qui n'a toujours pas participé à un événement de campagne.&#10;&#10;\- Et puis, il y a ce moment en direct sur RSBN, où Trump a fait un pas de côté dans l'enceinte du stade. Il sort du parcours fléché où il était encadré par des fans en transe. Il lève la main et le stade en entier se rend compte de sa présence.&#10;&#10;\-Et là, peu à peu, les applaudissements sont couverts par les sifflets. Dans un État acquis à sa cause, Trump est en train de se faire huer.&#10;&#10;\- Comme De Santis d'ailleurs à chaque fois qu'il sortira de son parcours fléché.&#10;&#10;\- Les sifflets contre Trump ne sont pas nouveaux. Il y a eu des moments (MMA, Nascar) où les applaudissements ont été plus nombreux. De toute manière, une élection ne se gagne pas à l'applaudimètre.&#10;&#10;\- Mais le véritable danger avec ce moment est ailleurs :&#10;&#10;\- La suite se joue sur X et via un des comptes les plus influents de la trumposhpère.&#10;&#10;\- La séquence de Trump dans le stade, face à plus de 60 000 personnes, diffusée en direct sur la chaîne pro-Trump RSBN (et toujours disponible sur leur page YouTube) est découpée en un clip de 18 secondes.&#10;&#10;\- Un clip où le son est RETRAVAILLÉ. Les sifflets et les insultes sont REMPLACÉS par le son d'un triomphe.&#10;&#10;\-Hier, cette vidéo aux images sont authentique mais au son FABRIQUÉ est devenue virale sur X. Plus de 10 000 partages, plus d'un million de vues et l'installation d'un faux concept : celui de la Trumpamania.&#10;&#10;\-Qu'illustre d'ailleurs la photo ci-dessous. Lorsque Trump sort de la mise en scène préparée par sa campagne, il se confronte à l'hostilité d'une partie de l'électorat.&#10;&#10;\- La même analyse aurait pu être appliquée hier à De Santis. Où à Ramaswamy. Les deux ont vécu les mêmes séquences : un triomphe contrôlé puis des insultes dès qu'ils se sont retrouvés à un foule moins filtrée.&#10;&#10;\- Plus encore, le même phénomène aurait pu se produire pour Biden ou n'importe quel démocrate. Elle symbolise à la fois le travail des appareils de campagne et la division profonde de l'Amérique où la fonction n'est plus respectée.&#10;&#10;\- Ce qu'il faut retenir de tout cela ? Le clip truqué des pro-Trump.&#10;&#10;\- Il illustre une tendance profonde utilisée massivement en 2020 (les fameuses images truquées des magouilles de vote). Que cela soit pour détruire un candidat ou forger la réputation de son champion, le phénomène va s'accélérer.&#10;&#10;\-Moralité ? Ne pas croire tout ce que vous voyez. Ou ici, ce que vous entendez.</source:markdown>
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			<description>&lt;p&gt;Insultes, manipulations, mensonges... 2024 va être la pire campagne présidentielle de l&amp;#39;histoire des USA.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ce qui s&amp;#39;est produit en Iowa samedi en est la parfaite illustration.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Décryptage 👇&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Le 15 janvier 2024, l&amp;#39;Iowa lancera officiellement les primaires républicaines.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Rassemblés en caucus, les républicains de l&amp;#39;Iowa seront les premiers a choisir leur candidat pour l&amp;#39;élection de novembre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Si électoralement la primaire de l&amp;#39;Iowa ne pèse pas grand chose, sa première place dans un calendrier chargé en fait un rendez incontournable.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Un bon score en Iowa peut lancer une campagne. Un mauvais peut la couler.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- En 2016, Ted Cruz y avait battu... Donald Trump. 8 délégués à 7. Cruz avait profité de cet élan pour mener une longue campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et Trump, perdant, avait accusé Cruz... d&amp;#39;avoir truqué l&amp;#39;élection. Un thème qui lui est cher à chaque défaite électorale.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;Iowa est donc... symboliquement crucial.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- C&amp;#39;est pour cela d&amp;#39;ailleurs que De Santis y passe l&amp;#39;essentiel de son temps. Un mauvais score là bas marquerait très probablement la fin de sa campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et que Donald Trump lui-même ne peut ignorer. Il était donc hier en Iowa.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Une visite doublement importante : ses adversaires ont remarqué publiquement que le candidat limite ses déplacements de campagne préférant semble-t-il le confort de son country club.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;absence de Trump sur le terrain n&amp;#39;est pas que physique. Très peu de spots publicitaires sur les télés locales, peu d&amp;#39;affiches et une présente limitée de sa campagne dans les opérations de porte à porte.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Tout ça parce que la campagne Trump en Iowa manque de ressources financières. La totalité des dons passe aujourd&amp;#39;hui dans les frais judiciaires de Trump et cela commence à se ressentir sur le terrain.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Trump - comme d&amp;#39;autres candidats- était donc en Iowa samedi pour profiter du match de football US le plus important de la saison. Une rivalité historique opposant les deux universités de l&amp;#39;État.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Aux USA, le football US universitaire est l&amp;#39;équivalent d&amp;#39;une religion pratiquée de génération en génération.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Trump - comme les autres candidats dont De Santis- est donc passé par le stade où étaient massés plus de 60 000.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Les images sont celles d&amp;#39;un triomphe On y voit Trump faire griller des burgers à l&amp;#39;extérieur du stade et puis être accueilli par une foule en délire dès son arrivée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Une séquence amplifiée sur X avec un message : &amp;quot;Les USA veulent encore PLUS de Trump qu&amp;#39;en 2016 et 2020&amp;quot;.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;SAUF QUE...&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Si on regarde du côté De Santis , on retrouve les mêmes styles d&amp;#39;images en écho. Les applaudissements, les bains de foule, les selfies avec des fans en délire.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Dans la réalité, les moments spontanés diffusés sur les télés et relayées par les alliés sur les réseaux sociaux sont des images classiques d&amp;#39;une mise en scène politique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- En amont de la venue de chaque candidat, sa campagne prépare ses &amp;quot;étapes&amp;quot; où il va se retrouver acclamé par des supporters. Le but est de fabriquer de la séquence télé.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- C&amp;#39;est une manœuvre classique pratiquée par républicains comme démocrates.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Mais ce qui a été différent, c&amp;#39;est ce qui s&amp;#39;est déroulé hors des &amp;quot;zones contrôlées&amp;quot;. Et ils particulièrement autour de Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La campagne De Santis par exemple avait loué un bimoteur qui volait à basse altitude et de manière circulaire au dessus du stade et des arrêts prévus de Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;avion trainait une banderole sur laquelle était écrite : &amp;quot;Where is Melania?&amp;quot;. Où est Melania en référence aux absences répétées de l&amp;#39;épouse de Trump qui a refusé de l&amp;#39;accompagner dans son chemin de croix judiciaire. Et qui n&amp;#39;a toujours pas participé à un événement de campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et puis, il y a ce moment en direct sur RSBN, où Trump a fait un pas de côté dans l&amp;#39;enceinte du stade. Il sort du parcours fléché où il était encadré par des fans en transe. Il lève la main et le stade en entier se rend compte de sa présence.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Et là, peu à peu, les applaudissements sont couverts par les sifflets. Dans un État acquis à sa cause, Trump est en train de se faire huer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Comme De Santis d&amp;#39;ailleurs à chaque fois qu&amp;#39;il sortira de son parcours fléché.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Les sifflets contre Trump ne sont pas nouveaux. Il y a eu des moments (MMA, Nascar) où les applaudissements ont été plus nombreux. De toute manière, une élection ne se gagne pas à l&amp;#39;applaudimètre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Mais le véritable danger avec ce moment est ailleurs :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La suite se joue sur X et via un des comptes les plus influents de la trumposhpère.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La séquence de Trump dans le stade, face à plus de 60 000 personnes, diffusée en direct sur la chaîne pro-Trump RSBN (et toujours disponible sur leur page YouTube) est découpée en un clip de 18 secondes.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Un clip où le son est RETRAVAILLÉ. Les sifflets et les insultes sont REMPLACÉS par le son d&amp;#39;un triomphe.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Hier, cette vidéo aux images sont authentique mais au son FABRIQUÉ est devenue virale sur X. Plus de 10 000 partages, plus d&amp;#39;un million de vues et l&amp;#39;installation d&amp;#39;un faux concept : celui de la Trumpamania.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Qu&amp;#39;illustre d&amp;#39;ailleurs la photo ci-dessous. Lorsque Trump sort de la mise en scène préparée par sa campagne, il se confronte à l&amp;#39;hostilité d&amp;#39;une partie de l&amp;#39;électorat.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La même analyse aurait pu être appliquée hier à De Santis. Où à Ramaswamy. Les deux ont vécu les mêmes séquences : un triomphe contrôlé puis des insultes dès qu&amp;#39;ils se sont retrouvés à un foule moins filtrée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Plus encore, le même phénomène aurait pu se produire pour Biden ou n&amp;#39;importe quel démocrate. Elle symbolise à la fois le travail des appareils de campagne et la division profonde de l&amp;#39;Amérique où la fonction n&amp;#39;est plus respectée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Ce qu&amp;#39;il faut retenir de tout cela ? Le clip truqué des pro-Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Il illustre une tendance profonde utilisée massivement en 2020 (les fameuses images truquées des magouilles de vote). Que cela soit pour détruire un candidat ou forger la réputation de son champion, le phénomène va s&amp;#39;accélérer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Moralité ? Ne pas croire tout ce que vous voyez. Ou ici, ce que vous entendez.&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 21:29:07 GMT</pubDate>
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Un thème qui lui est cher à chaque défaite électorale.&#10;&#10;\- L'Iowa est donc... symboliquement crucial.&#10;&#10;\- C'est pour cela d'ailleurs que De Santis y passe l'essentiel de son temps. Un mauvais score là bas marquerait très probablement la fin de sa campagne.&#10;&#10;\- Et que Donald Trump lui-même ne peut ignorer. Il était donc hier en Iowa.&#10;&#10;\- Une visite doublement importante : ses adversaires ont remarqué publiquement que le candidat limite ses déplacements de campagne préférant semble-t-il le confort de son country club.&#10;&#10;\- L'absence de Trump sur le terrain n'est pas que physique. Très peu de spots publicitaires sur les télés locales, peu d'affiches et une présente limitée de sa campagne dans les opérations de porte à porte.&#10;&#10;\- Tout ça parce que la campagne Trump en Iowa manque de ressources financières. La totalité des dons passe aujourd'hui dans les frais judiciaires de Trump et cela commence à se ressentir sur le terrain.&#10;&#10;\- Trump - comme d'autres candidats- était donc en Iowa samedi pour profiter du match de football US le plus important de la saison. Une rivalité historique opposant les deux universités de l'État.&#10;&#10;\- Aux USA, le football US universitaire est l'équivalent d'une religion pratiquée de génération en génération.&#10;&#10;\- Trump - comme les autres candidats dont De Santis- est donc passé par le stade où étaient massés plus de 60 000.&#10;&#10;\- Les images sont celles d'un triomphe On y voit Trump faire griller des burgers à l'extérieur du stade et puis être accueilli par une foule en délire dès son arrivée.&#10;&#10;\- Une séquence amplifiée sur X avec un message : &quot;Les USA veulent encore PLUS de Trump qu'en 2016 et 2020&quot;.&#10;&#10;SAUF QUE...&#10;&#10;\- Si on regarde du côté De Santis , on retrouve les mêmes styles d'images en écho. Les applaudissements, les bains de foule, les selfies avec des fans en délire.&#10;&#10;\-Dans la réalité, les moments spontanés diffusés sur les télés et relayées par les alliés sur les réseaux sociaux sont des images classiques d'une mise en scène politique.&#10;&#10;\- En amont de la venue de chaque candidat, sa campagne prépare ses &quot;étapes&quot; où il va se retrouver acclamé par des supporters. Le but est de fabriquer de la séquence télé.&#10;&#10;\- C'est une manœuvre classique pratiquée par républicains comme démocrates.&#10;&#10;\- Mais ce qui a été différent, c'est ce qui s'est déroulé hors des &quot;zones contrôlées&quot;. Et ils particulièrement autour de Trump.&#10;&#10;\- La campagne De Santis par exemple avait loué un bimoteur qui volait à basse altitude et de manière circulaire au dessus du stade et des arrêts prévus de Trump.&#10;&#10;\- L'avion trainait une banderole sur laquelle était écrite : &quot;Where is Melania?&quot;. Où est Melania en référence aux absences répétées de l'épouse de Trump qui a refusé de l'accompagner dans son chemin de croix judiciaire. Et qui n'a toujours pas participé à un événement de campagne.&#10;&#10;\- Et puis, il y a ce moment en direct sur RSBN, où Trump a fait un pas de côté dans l'enceinte du stade. Il sort du parcours fléché où il était encadré par des fans en transe. Il lève la main et le stade en entier se rend compte de sa présence.&#10;&#10;\-Et là, peu à peu, les applaudissements sont couverts par les sifflets. Dans un État acquis à sa cause, Trump est en train de se faire huer.&#10;&#10;\- Comme De Santis d'ailleurs à chaque fois qu'il sortira de son parcours fléché.&#10;&#10;\- Les sifflets contre Trump ne sont pas nouveaux. Il y a eu des moments (MMA, Nascar) où les applaudissements ont été plus nombreux. De toute manière, une élection ne se gagne pas à l'applaudimètre.&#10;&#10;\- Mais le véritable danger avec ce moment est ailleurs :&#10;&#10;\- La suite se joue sur X et via un des comptes les plus influents de la trumposhpère.&#10;&#10;\- La séquence de Trump dans le stade, face à plus de 60 000 personnes, diffusée en direct sur la chaîne pro-Trump RSBN (et toujours disponible sur leur page YouTube) est découpée en un clip de 18 secondes.&#10;&#10;\- Un clip où le son est RETRAVAILLÉ. Les sifflets et les insultes sont REMPLACÉS par le son d'un triomphe.&#10;&#10;\-Hier, cette vidéo aux images sont authentique mais au son FABRIQUÉ est devenue virale sur X. Plus de 10 000 partages, plus d'un million de vues et l'installation d'un faux concept : celui de la Trumpamania.&#10;&#10;\-Qu'illustre d'ailleurs la photo ci-dessous. Lorsque Trump sort de la mise en scène préparée par sa campagne, il se confronte à l'hostilité d'une partie de l'électorat.&#10;&#10;\- La même analyse aurait pu être appliquée hier à De Santis. Où à Ramaswamy. Les deux ont vécu les mêmes séquences : un triomphe contrôlé puis des insultes dès qu'ils se sont retrouvés à un foule moins filtrée.&#10;&#10;\- Plus encore, le même phénomène aurait pu se produire pour Biden ou n'importe quel démocrate. Elle symbolise à la fois le travail des appareils de campagne et la division profonde de l'Amérique où la fonction n'est plus respectée.&#10;&#10;\- Ce qu'il faut retenir de tout cela ? Le clip truqué des pro-Trump.&#10;&#10;\- Il illustre une tendance profonde utilisée massivement en 2020 (les fameuses images truquées des magouilles de vote). Que cela soit pour détruire un candidat ou forger la réputation de son champion, le phénomène va s'accélérer.&#10;&#10;\-Moralité ? Ne pas croire tout ce que vous voyez. Ou ici, ce que vous entendez.</source:markdown>
			</item>
		<item>
			<description>&lt;p&gt;Insultes, manipulations, mensonges... 2024 va être la pire campagne présidentielle de l&amp;#39;histoire des USA.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ce qui s&amp;#39;est produit en Iowa samedi en est la parfaite illustration.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Décryptage 👇&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Le 15 janvier 2024, l&amp;#39;Iowa lancera officiellement les primaires républicaines.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Rassemblés en caucus, les républicains de l&amp;#39;Iowa seront les premiers a choisir leur candidat pour l&amp;#39;élection de novembre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Si électoralement la primaire de l&amp;#39;Iowa ne pèse pas grand chose, sa première place dans un calendrier chargé en fait un rendez incontournable.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Un bon score en Iowa peut lancer une campagne. Un mauvais peut la couler.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- En 2016, Ted Cruz y avait battu... Donald Trump. 8 délégués à 7. Cruz avait profité de cet élan pour mener une longue campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et Trump, perdant, avait accusé Cruz... d&amp;#39;avoir truqué l&amp;#39;élection. Un thème qui lui est cher à chaque défaite électorale.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;Iowa est donc... symboliquement crucial.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- C&amp;#39;est pour cela d&amp;#39;ailleurs que De Santis y passe l&amp;#39;essentiel de son temps. Un mauvais score là bas marquerait très probablement la fin de sa campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et que Donald Trump lui-même ne peut ignorer. Il était donc hier en Iowa.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Une visite doublement importante : ses adversaires ont remarqué publiquement que le candidat limite ses déplacements de campagne préférant semble-t-il le confort de son country club.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;absence de Trump sur le terrain n&amp;#39;est pas que physique. Très peu de spots publicitaires sur les télés locales, peu d&amp;#39;affiches et une présente limitée de sa campagne dans les opérations de porte à porte.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Tout ça parce que la campagne Trump en Iowa manque de ressources financières. La totalité des dons passe aujourd&amp;#39;hui dans les frais judiciaires de Trump et cela commence à se ressentir sur le terrain.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Trump - comme d&amp;#39;autres candidats- était donc en Iowa samedi pour profiter du match de football US le plus important de la saison. Une rivalité historique opposant les deux universités de l&amp;#39;État.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Aux USA, le football US universitaire est l&amp;#39;équivalent d&amp;#39;une religion pratiquée de génération en génération.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Trump - comme les autres candidats dont De Santis- est donc passé par le stade où étaient massés plus de 60 000.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Les images sont celles d&amp;#39;un triomphe On y voit Trump faire griller des burgers à l&amp;#39;extérieur du stade et puis être accueilli par une foule en délire dès son arrivée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Une séquence amplifiée sur X avec un message : &amp;quot;Les USA veulent encore PLUS de Trump qu&amp;#39;en 2016 et 2020&amp;quot;.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;SAUF QUE...&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Si on regarde du côté De Santis , on retrouve les mêmes styles d&amp;#39;images en écho. Les applaudissements, les bains de foule, les selfies avec des fans en délire.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Dans la réalité, les moments spontanés diffusés sur les télés et relayées par les alliés sur les réseaux sociaux sont des images classiques d&amp;#39;une mise en scène politique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- En amont de la venue de chaque candidat, sa campagne prépare ses &amp;quot;étapes&amp;quot; où il va se retrouver acclamé par des supporters. Le but est de fabriquer de la séquence télé.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- C&amp;#39;est une manœuvre classique pratiquée par républicains comme démocrates.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Mais ce qui a été différent, c&amp;#39;est ce qui s&amp;#39;est déroulé hors des &amp;quot;zones contrôlées&amp;quot;. Et ils particulièrement autour de Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La campagne De Santis par exemple avait loué un bimoteur qui volait à basse altitude et de manière circulaire au dessus du stade et des arrêts prévus de Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;avion trainait une banderole sur laquelle était écrite : &amp;quot;Where is Melania?&amp;quot;. Où est Melania en référence aux absences répétées de l&amp;#39;épouse de Trump qui a refusé de l&amp;#39;accompagner dans son chemin de croix judiciaire. Et qui n&amp;#39;a toujours pas participé à un événement de campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et puis, il y a ce moment en direct sur RSBN, où Trump a fait un pas de côté dans l&amp;#39;enceinte du stade. Il sort du parcours fléché où il était encadré par des fans en transe. Il lève la main et le stade en entier se rend compte de sa présence.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Et là, peu à peu, les applaudissements sont couverts par les sifflets. Dans un État acquis à sa cause, Trump est en train de se faire huer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Comme De Santis d&amp;#39;ailleurs à chaque fois qu&amp;#39;il sortira de son parcours fléché.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Les sifflets contre Trump ne sont pas nouveaux. Il y a eu des moments (MMA, Nascar) où les applaudissements ont été plus nombreux. De toute manière, une élection ne se gagne pas à l&amp;#39;applaudimètre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Mais le véritable danger avec ce moment est ailleurs :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La suite se joue sur X et via un des comptes les plus influents de la trumposhpère.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La séquence de Trump dans le stade, face à plus de 60 000 personnes, diffusée en direct sur la chaîne pro-Trump RSBN (et toujours disponible sur leur page YouTube) est découpée en un clip de 18 secondes.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Un clip où le son est RETRAVAILLÉ. Les sifflets et les insultes sont REMPLACÉS par le son d&amp;#39;un triomphe.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Hier, cette vidéo aux images sont authentique mais au son FABRIQUÉ est devenue virale sur X. Plus de 10 000 partages, plus d&amp;#39;un million de vues et l&amp;#39;installation d&amp;#39;un faux concept : celui de la Trumpamania.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Qu&amp;#39;illustre d&amp;#39;ailleurs la photo ci-dessous. Lorsque Trump sort de la mise en scène préparée par sa campagne, il se confronte à l&amp;#39;hostilité d&amp;#39;une partie de l&amp;#39;électorat.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La même analyse aurait pu être appliquée hier à De Santis. Où à Ramaswamy. Les deux ont vécu les mêmes séquences : un triomphe contrôlé puis des insultes dès qu&amp;#39;ils se sont retrouvés à un foule moins filtrée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Plus encore, le même phénomène aurait pu se produire pour Biden ou n&amp;#39;importe quel démocrate. Elle symbolise à la fois le travail des appareils de campagne et la division profonde de l&amp;#39;Amérique où la fonction n&amp;#39;est plus respectée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Ce qu&amp;#39;il faut retenir de tout cela ? Le clip truqué des pro-Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Il illustre une tendance profonde utilisée massivement en 2020 (les fameuses images truquées des magouilles de vote). Que cela soit pour détruire un candidat ou forger la réputation de son champion, le phénomène va s&amp;#39;accélérer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Moralité ? Ne pas croire tout ce que vous voyez. Ou ici, ce que vous entendez.&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 21:19:54 GMT</pubDate>
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			<source:markdown>Insultes, manipulations, mensonges... 2024 va être la pire campagne présidentielle de l'histoire des USA.&#10;&#10;Ce qui s'est produit en Iowa samedi en est la parfaite illustration.&#10;&#10;Décryptage 👇&#10;&#10;\- Le 15 janvier 2024, l'Iowa lancera officiellement les primaires républicaines.&#10;&#10;\- Rassemblés en caucus, les républicains de l'Iowa seront les premiers a choisir leur candidat pour l'élection de novembre.&#10;&#10;\-Si électoralement la primaire de l'Iowa ne pèse pas grand chose, sa première place dans un calendrier chargé en fait un rendez incontournable.&#10;&#10;\- Un bon score en Iowa peut lancer une campagne. Un mauvais peut la couler.&#10;&#10;\- En 2016, Ted Cruz y avait battu... Donald Trump. 8 délégués à 7. Cruz avait profité de cet élan pour mener une longue campagne.&#10;&#10;\- Et Trump, perdant, avait accusé Cruz... d'avoir truqué l'élection. Un thème qui lui est cher à chaque défaite électorale.&#10;&#10;\- L'Iowa est donc... symboliquement crucial.&#10;&#10;\- C'est pour cela d'ailleurs que De Santis y passe l'essentiel de son temps. Un mauvais score là bas marquerait très probablement la fin de sa campagne.&#10;&#10;\- Et que Donald Trump lui-même ne peut ignorer. Il était donc hier en Iowa.&#10;&#10;\- Une visite doublement importante : ses adversaires ont remarqué publiquement que le candidat limite ses déplacements de campagne préférant semble-t-il le confort de son country club.&#10;&#10;\- L'absence de Trump sur le terrain n'est pas que physique. Très peu de spots publicitaires sur les télés locales, peu d'affiches et une présente limitée de sa campagne dans les opérations de porte à porte.&#10;&#10;\- Tout ça parce que la campagne Trump en Iowa manque de ressources financières. La totalité des dons passe aujourd'hui dans les frais judiciaires de Trump et cela commence à se ressentir sur le terrain.&#10;&#10;\- Trump - comme d'autres candidats- était donc en Iowa samedi pour profiter du match de football US le plus important de la saison. Une rivalité historique opposant les deux universités de l'État.&#10;&#10;\- Aux USA, le football US universitaire est l'équivalent d'une religion pratiquée de génération en génération.&#10;&#10;\- Trump - comme les autres candidats dont De Santis- est donc passé par le stade où étaient massés plus de 60 000.&#10;&#10;\- Les images sont celles d'un triomphe On y voit Trump faire griller des burgers à l'extérieur du stade et puis être accueilli par une foule en délire dès son arrivée.&#10;&#10;\- Une séquence amplifiée sur X avec un message : &quot;Les USA veulent encore PLUS de Trump qu'en 2016 et 2020&quot;.&#10;&#10;SAUF QUE...&#10;&#10;\- Si on regarde du côté De Santis , on retrouve les mêmes styles d'images en écho. Les applaudissements, les bains de foule, les selfies avec des fans en délire.&#10;&#10;\-Dans la réalité, les moments spontanés diffusés sur les télés et relayées par les alliés sur les réseaux sociaux sont des images classiques d'une mise en scène politique.&#10;&#10;\- En amont de la venue de chaque candidat, sa campagne prépare ses &quot;étapes&quot; où il va se retrouver acclamé par des supporters. Le but est de fabriquer de la séquence télé.&#10;&#10;\- C'est une manœuvre classique pratiquée par républicains comme démocrates.&#10;&#10;\- Mais ce qui a été différent, c'est ce qui s'est déroulé hors des &quot;zones contrôlées&quot;. Et ils particulièrement autour de Trump.&#10;&#10;\- La campagne De Santis par exemple avait loué un bimoteur qui volait à basse altitude et de manière circulaire au dessus du stade et des arrêts prévus de Trump.&#10;&#10;\- L'avion trainait une banderole sur laquelle était écrite : &quot;Where is Melania?&quot;. Où est Melania en référence aux absences répétées de l'épouse de Trump qui a refusé de l'accompagner dans son chemin de croix judiciaire. Et qui n'a toujours pas participé à un événement de campagne.&#10;&#10;\- Et puis, il y a ce moment en direct sur RSBN, où Trump a fait un pas de côté dans l'enceinte du stade. Il sort du parcours fléché où il était encadré par des fans en transe. Il lève la main et le stade en entier se rend compte de sa présence.&#10;&#10;\-Et là, peu à peu, les applaudissements sont couverts par les sifflets. Dans un État acquis à sa cause, Trump est en train de se faire huer.&#10;&#10;\- Comme De Santis d'ailleurs à chaque fois qu'il sortira de son parcours fléché.&#10;&#10;\- Les sifflets contre Trump ne sont pas nouveaux. Il y a eu des moments (MMA, Nascar) où les applaudissements ont été plus nombreux. De toute manière, une élection ne se gagne pas à l'applaudimètre.&#10;&#10;\- Mais le véritable danger avec ce moment est ailleurs :&#10;&#10;\- La suite se joue sur X et via un des comptes les plus influents de la trumposhpère.&#10;&#10;\- La séquence de Trump dans le stade, face à plus de 60 000 personnes, diffusée en direct sur la chaîne pro-Trump RSBN (et toujours disponible sur leur page YouTube) est découpée en un clip de 18 secondes.&#10;&#10;\- Un clip où le son est RETRAVAILLÉ. Les sifflets et les insultes sont REMPLACÉS par le son d'un triomphe.&#10;&#10;\-Hier, cette vidéo aux images sont authentique mais au son FABRIQUÉ est devenue virale sur X. Plus de 10 000 partages, plus d'un million de vues et l'installation d'un faux concept : celui de la Trumpamania.&#10;&#10;\-Qu'illustre d'ailleurs la photo ci-dessous. Lorsque Trump sort de la mise en scène préparée par sa campagne, il se confronte à l'hostilité d'une partie de l'électorat.&#10;&#10;\- La même analyse aurait pu être appliquée hier à De Santis. Où à Ramaswamy. Les deux ont vécu les mêmes séquences : un triomphe contrôlé puis des insultes dès qu'ils se sont retrouvés à un foule moins filtrée.&#10;&#10;\- Plus encore, le même phénomène aurait pu se produire pour Biden ou n'importe quel démocrate. Elle symbolise à la fois le travail des appareils de campagne et la division profonde de l'Amérique où la fonction n'est plus respectée.&#10;&#10;\- Ce qu'il faut retenir de tout cela ? Le clip truqué des pro-Trump.&#10;&#10;\- Il illustre une tendance profonde utilisée massivement en 2020 (les fameuses images truquées des magouilles de vote). Que cela soit pour détruire un candidat ou forger la réputation de son champion, le phénomène va s'accélérer.&#10;&#10;\-Moralité ? Ne pas croire tout ce que vous voyez. Ou ici, ce que vous entendez.</source:markdown>
			</item>
		<item>
			<description>&lt;p&gt;Insultes, manipulations, mensonges... 2024 va être la pire campagne présidentielle de l&amp;#39;histoire des USA.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ce qui s&amp;#39;est produit en Iowa samedi en est la parfaite illustration.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Décryptage 👇&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Le 15 janvier 2024, l&amp;#39;Iowa lancera officiellement les primaires républicaines.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Rassemblés en caucus, les républicains de l&amp;#39;Iowa seront les premiers a choisir leur candidat pour l&amp;#39;élection de novembre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Si électoralement la primaire de l&amp;#39;Iowa ne pèse pas grand chose, sa première place dans un calendrier chargé en fait un rendez incontournable.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Un bon score en Iowa peut lancer une campagne. Un mauvais peut la couler.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- En 2016, Ted Cruz y avait battu... Donald Trump. 8 délégués à 7. Cruz avait profité de cet élan pour mener une longue campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et Trump, perdant, avait accusé Cruz... d&amp;#39;avoir truqué l&amp;#39;élection. Un thème qui lui est cher à chaque défaite électorale.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;Iowa est donc... symboliquement crucial.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- C&amp;#39;est pour cela d&amp;#39;ailleurs que De Santis y passe l&amp;#39;essentiel de son temps. Un mauvais score là bas marquerait très probablement la fin de sa campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et que Donald Trump lui-même ne peut ignorer. Il était donc hier en Iowa.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Une visite doublement importante : ses adversaires ont remarqué publiquement que le candidat limite ses déplacements de campagne préférant semble-t-il le confort de son country club.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;absence de Trump sur le terrain n&amp;#39;est pas que physique. Très peu de spots publicitaires sur les télés locales, peu d&amp;#39;affiches et une présente limitée de sa campagne dans les opérations de porte à porte.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Tout ça parce que la campagne Trump en Iowa manque de ressources financières. La totalité des dons passe aujourd&amp;#39;hui dans les frais judiciaires de Trump et cela commence à se ressentir sur le terrain.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Trump - comme d&amp;#39;autres candidats- était donc en Iowa samedi pour profiter du match de football US le plus important de la saison. Une rivalité historique opposant les deux universités de l&amp;#39;État.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Aux USA, le football US universitaire est l&amp;#39;équivalent d&amp;#39;une religion pratiquée de génération en génération.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Trump - comme les autres candidats dont De Santis- est donc passé par le stade où étaient massés plus de 60 000.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Les images sont celles d&amp;#39;un triomphe On y voit Trump faire griller des burgers à l&amp;#39;extérieur du stade et puis être accueilli par une foule en délire dès son arrivée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Une séquence amplifiée sur X avec un message : &amp;quot;Les USA veulent encore PLUS de Trump qu&amp;#39;en 2016 et 2020&amp;quot;.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;SAUF QUE...&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Si on regarde du côté De Santis , on retrouve les mêmes styles d&amp;#39;images en écho. Les applaudissements, les bains de foule, les selfies avec des fans en délire.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Dans la réalité, les moments spontanés diffusés sur les télés et relayées par les alliés sur les réseaux sociaux sont des images classiques d&amp;#39;une mise en scène politique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- En amont de la venue de chaque candidat, sa campagne prépare ses &amp;quot;étapes&amp;quot; où il va se retrouver acclamé par des supporters. Le but est de fabriquer de la séquence télé.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- C&amp;#39;est une manœuvre classique pratiquée par républicains comme démocrates.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Mais ce qui a été différent, c&amp;#39;est ce qui s&amp;#39;est déroulé hors des &amp;quot;zones contrôlées&amp;quot;. Et ils particulièrement autour de Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La campagne De Santis par exemple avait loué un bimoteur qui volait à basse altitude et de manière circulaire au dessus du stade et des arrêts prévus de Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- L&amp;#39;avion trainait une banderole sur laquelle était écrite : &amp;quot;Where is Melania?&amp;quot;. Où est Melania en référence aux absences répétées de l&amp;#39;épouse de Trump qui a refusé de l&amp;#39;accompagner dans son chemin de croix judiciaire. Et qui n&amp;#39;a toujours pas participé à un événement de campagne.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Et puis, il y a ce moment en direct sur RSBN, où Trump a fait un pas de côté dans l&amp;#39;enceinte du stade. Il sort du parcours fléché où il était encadré par des fans en transe. Il lève la main et le stade en entier se rend compte de sa présence.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Et là, peu à peu, les applaudissements sont couverts par les sifflets. Dans un État acquis à sa cause, Trump est en train de se faire huer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Comme De Santis d&amp;#39;ailleurs à chaque fois qu&amp;#39;il sortira de son parcours fléché.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Les sifflets contre Trump ne sont pas nouveaux. Il y a eu des moments (MMA, Nascar) où les applaudissements ont été plus nombreux. De toute manière, une élection ne se gagne pas à l&amp;#39;applaudimètre.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Mais le véritable danger avec ce moment est ailleurs :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La suite se joue sur X et via un des comptes les plus influents de la trumposhpère.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La séquence de Trump dans le stade, face à plus de 60 000 personnes, diffusée en direct sur la chaîne pro-Trump RSBN (et toujours disponible sur leur page YouTube) est découpée en un clip de 18 secondes.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Un clip où le son est RETRAVAILLÉ. Les sifflets et les insultes sont REMPLACÉS par le son d&amp;#39;un triomphe.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Hier, cette vidéo aux images sont authentique mais au son FABRIQUÉ est devenue virale sur X. Plus de 10 000 partages, plus d&amp;#39;un million de vues et l&amp;#39;installation d&amp;#39;un faux concept : celui de la Trumpamania.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Qu&amp;#39;illustre d&amp;#39;ailleurs la photo ci-dessous. Lorsque Trump sort de la mise en scène préparée par sa campagne, il se confronte à l&amp;#39;hostilité d&amp;#39;une partie de l&amp;#39;électorat.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- La même analyse aurait pu être appliquée hier à De Santis. Où à Ramaswamy. Les deux ont vécu les mêmes séquences : un triomphe contrôlé puis des insultes dès qu&amp;#39;ils se sont retrouvés à un foule moins filtrée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Plus encore, le même phénomène aurait pu se produire pour Biden ou n&amp;#39;importe quel démocrate. Elle symbolise à la fois le travail des appareils de campagne et la division profonde de l&amp;#39;Amérique où la fonction n&amp;#39;est plus respectée.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Ce qu&amp;#39;il faut retenir de tout cela ? Le clip truqué des pro-Trump.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;- Il illustre une tendance profonde utilisée massivement en 2020 (les fameuses images truquées des magouilles de vote). Que cela soit pour détruire un candidat ou forger la réputation de son champion, le phénomène va s&amp;#39;accélérer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;-Moralité ? Ne pas croire tout ce que vous voyez. Ou ici, ce que vous entendez.&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 21:18:20 GMT</pubDate>
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			<source:markdown>Insultes, manipulations, mensonges... 2024 va être la pire campagne présidentielle de l'histoire des USA.&#10;&#10;Ce qui s'est produit en Iowa samedi en est la parfaite illustration.&#10;&#10;Décryptage 👇&#10;&#10;\- Le 15 janvier 2024, l'Iowa lancera officiellement les primaires républicaines.&#10;&#10;\- Rassemblés en caucus, les républicains de l'Iowa seront les premiers a choisir leur candidat pour l'élection de novembre.&#10;&#10;\-Si électoralement la primaire de l'Iowa ne pèse pas grand chose, sa première place dans un calendrier chargé en fait un rendez incontournable.&#10;&#10;\- Un bon score en Iowa peut lancer une campagne. Un mauvais peut la couler.&#10;&#10;\- En 2016, Ted Cruz y avait battu... Donald Trump. 8 délégués à 7. Cruz avait profité de cet élan pour mener une longue campagne.&#10;&#10;\- Et Trump, perdant, avait accusé Cruz... d'avoir truqué l'élection. Un thème qui lui est cher à chaque défaite électorale.&#10;&#10;\- L'Iowa est donc... symboliquement crucial.&#10;&#10;\- C'est pour cela d'ailleurs que De Santis y passe l'essentiel de son temps. Un mauvais score là bas marquerait très probablement la fin de sa campagne.&#10;&#10;\- Et que Donald Trump lui-même ne peut ignorer. Il était donc hier en Iowa.&#10;&#10;\- Une visite doublement importante : ses adversaires ont remarqué publiquement que le candidat limite ses déplacements de campagne préférant semble-t-il le confort de son country club.&#10;&#10;\- L'absence de Trump sur le terrain n'est pas que physique. Très peu de spots publicitaires sur les télés locales, peu d'affiches et une présente limitée de sa campagne dans les opérations de porte à porte.&#10;&#10;\- Tout ça parce que la campagne Trump en Iowa manque de ressources financières. La totalité des dons passe aujourd'hui dans les frais judiciaires de Trump et cela commence à se ressentir sur le terrain.&#10;&#10;\- Trump - comme d'autres candidats- était donc en Iowa samedi pour profiter du match de football US le plus important de la saison. Une rivalité historique opposant les deux universités de l'État.&#10;&#10;\- Aux USA, le football US universitaire est l'équivalent d'une religion pratiquée de génération en génération.&#10;&#10;\- Trump - comme les autres candidats dont De Santis- est donc passé par le stade où étaient massés plus de 60 000.&#10;&#10;\- Les images sont celles d'un triomphe On y voit Trump faire griller des burgers à l'extérieur du stade et puis être accueilli par une foule en délire dès son arrivée.&#10;&#10;\- Une séquence amplifiée sur X avec un message : &quot;Les USA veulent encore PLUS de Trump qu'en 2016 et 2020&quot;.&#10;&#10;SAUF QUE...&#10;&#10;\- Si on regarde du côté De Santis , on retrouve les mêmes styles d'images en écho. Les applaudissements, les bains de foule, les selfies avec des fans en délire.&#10;&#10;\-Dans la réalité, les moments spontanés diffusés sur les télés et relayées par les alliés sur les réseaux sociaux sont des images classiques d'une mise en scène politique.&#10;&#10;\- En amont de la venue de chaque candidat, sa campagne prépare ses &quot;étapes&quot; où il va se retrouver acclamé par des supporters. Le but est de fabriquer de la séquence télé.&#10;&#10;\- C'est une manœuvre classique pratiquée par républicains comme démocrates.&#10;&#10;\- Mais ce qui a été différent, c'est ce qui s'est déroulé hors des &quot;zones contrôlées&quot;. Et ils particulièrement autour de Trump.&#10;&#10;\- La campagne De Santis par exemple avait loué un bimoteur qui volait à basse altitude et de manière circulaire au dessus du stade et des arrêts prévus de Trump.&#10;&#10;\- L'avion trainait une banderole sur laquelle était écrite : &quot;Where is Melania?&quot;. Où est Melania en référence aux absences répétées de l'épouse de Trump qui a refusé de l'accompagner dans son chemin de croix judiciaire. Et qui n'a toujours pas participé à un événement de campagne.&#10;&#10;\- Et puis, il y a ce moment en direct sur RSBN, où Trump a fait un pas de côté dans l'enceinte du stade. Il sort du parcours fléché où il était encadré par des fans en transe. Il lève la main et le stade en entier se rend compte de sa présence.&#10;&#10;\-Et là, peu à peu, les applaudissements sont couverts par les sifflets. Dans un État acquis à sa cause, Trump est en train de se faire huer.&#10;&#10;\- Comme De Santis d'ailleurs à chaque fois qu'il sortira de son parcours fléché.&#10;&#10;\- Les sifflets contre Trump ne sont pas nouveaux. Il y a eu des moments (MMA, Nascar) où les applaudissements ont été plus nombreux. De toute manière, une élection ne se gagne pas à l'applaudimètre.&#10;&#10;\- Mais le véritable danger avec ce moment est ailleurs :&#10;&#10;\- La suite se joue sur X et via un des comptes les plus influents de la trumposhpère.&#10;&#10;\- La séquence de Trump dans le stade, face à plus de 60 000 personnes, diffusée en direct sur la chaîne pro-Trump RSBN (et toujours disponible sur leur page YouTube) est découpée en un clip de 18 secondes.&#10;&#10;\- Un clip où le son est RETRAVAILLÉ. Les sifflets et les insultes sont REMPLACÉS par le son d'un triomphe.&#10;&#10;\-Hier, cette vidéo aux images sont authentique mais au son FABRIQUÉ est devenue virale sur X. Plus de 10 000 partages, plus d'un million de vues et l'installation d'un faux concept : celui de la Trumpamania.&#10;&#10;\-Qu'illustre d'ailleurs la photo ci-dessous. Lorsque Trump sort de la mise en scène préparée par sa campagne, il se confronte à l'hostilité d'une partie de l'électorat.&#10;&#10;\- La même analyse aurait pu être appliquée hier à De Santis. Où à Ramaswamy. Les deux ont vécu les mêmes séquences : un triomphe contrôlé puis des insultes dès qu'ils se sont retrouvés à un foule moins filtrée.&#10;&#10;\- Plus encore, le même phénomène aurait pu se produire pour Biden ou n'importe quel démocrate. Elle symbolise à la fois le travail des appareils de campagne et la division profonde de l'Amérique où la fonction n'est plus respectée.&#10;&#10;\- Ce qu'il faut retenir de tout cela ? Le clip truqué des pro-Trump.&#10;&#10;\- Il illustre une tendance profonde utilisée massivement en 2020 (les fameuses images truquées des magouilles de vote). Que cela soit pour détruire un candidat ou forger la réputation de son champion, le phénomène va s'accélérer.&#10;&#10;\-Moralité ? Ne pas croire tout ce que vous voyez. Ou ici, ce que vous entendez.</source:markdown>
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			<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 21:16:06 GMT</pubDate>
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			<pubDate>Sun, 10 Sep 2023 21:16:05 GMT</pubDate>
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