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		<title>La révoltante histoire de Caroline, Professeure.</title>
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			<description>&lt;p&gt;Je voudrais que tout le monde connaisse l&amp;#39;histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l&amp;#39;homophobie crasse et à la lâcheté systémiques. Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. #Caroline&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je conseille tout d&amp;#39;abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait  consacrée le toujours juste @remediumtimoris.bsky.social‬ : &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&quot;&gt;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&lt;/a&gt;  &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;L&amp;#39;Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré. Je reprendrai les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages révoltants de Caroline :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles : « Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal. &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire… &lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;[cette IEN] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:41:08 GMT</pubDate>
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La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&#10;&#10;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&#10;&#10;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&#10;&#10;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&#10;&#10;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&#10;&#10;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&#10;&#10;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&#10;&#10;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&#10;&#10;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&#10;&#10;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&#10;&#10;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&#10;&#10;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&#10;&#10;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&#10;&#10;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&#10;&#10;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&#10;&#10;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&#10;&#10;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&#10;&#10;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&#10;&#10;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&#10;&#10;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&#10;&#10;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&#10;&#10;\[cette IEN\] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&#10;&#10;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »</source:markdown>
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			<description>&lt;p&gt;Je voudrais que tout le monde connaisse l&amp;#39;histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l&amp;#39;homophobie crasse et à la lâcheté systémiques. Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. #Caroline&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je conseille tout d&amp;#39;abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait  consacrée le toujours juste @remediumtimoris.bsky.social‬ : &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&quot;&gt;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;L&amp;#39;Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré. Je reprendrai les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages révoltants de Caroline :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles : « Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;[cette IEN] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:38:23 GMT</pubDate>
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La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&#10;&#10;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&#10;&#10;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&#10;&#10;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&#10;&#10;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&#10;&#10;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&#10;&#10;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&#10;&#10;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&#10;&#10;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&#10;&#10;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&#10;&#10;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&#10;&#10;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&#10;&#10;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&#10;&#10;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&#10;&#10;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&#10;&#10;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&#10;&#10;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&#10;&#10;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&#10;&#10;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&#10;&#10;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&#10;&#10;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&#10;&#10;\[cette IEN\] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&#10;&#10;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »</source:markdown>
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			<description>&lt;p&gt;Je voudrais que tout le monde connaisse l&amp;#39;histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l&amp;#39;homophobie crasse et à la lâcheté systémiques. Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. #Caroline&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je conseille tout d&amp;#39;abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait  consacrée le toujours juste @remediumtimoris.bsky.social‬ : &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&quot;&gt;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;L&amp;#39;Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré. Je reprendrai les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages révoltants de Caroline :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles : « Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;[cette IEN] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:35:56 GMT</pubDate>
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			<source:markdown>Je voudrais que tout le monde connaisse l'histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l'homophobie crasse et à la lâcheté systémiques. Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. #Caroline&#10;&#10;Je conseille tout d'abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait  consacrée le toujours juste @remediumtimoris.bsky.social‬ : https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&#10;&#10;&#10;L'Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré. Je reprendrai les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages révoltants de Caroline :&#10;&#10;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles : « Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&#10;&#10;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&#10;&#10;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&#10;&#10;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&#10;&#10;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&#10;&#10;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&#10;&#10;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&#10;&#10;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&#10;&#10;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&#10;&#10;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&#10;&#10;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&#10;&#10;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&#10;&#10;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&#10;&#10;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&#10;&#10;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&#10;&#10;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&#10;&#10;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&#10;&#10;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&#10;&#10;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&#10;&#10;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&#10;&#10;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&#10;&#10;\[cette IEN\] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&#10;&#10;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »</source:markdown>
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			<description>&lt;p&gt;Je voudrais que tout le monde connaisse l&amp;#39;histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l&amp;#39;homophobie crasse et à la lâcheté systémiques. Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. #Caroline&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je conseille tout d&amp;#39;abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait  consacrée le toujours juste @remediumtimoris.bsky.social‬ : &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&quot;&gt;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;L&amp;#39;Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré. Je reprendrai les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages révoltants de Caroline :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles : « Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;[cette IEN] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:30:59 GMT</pubDate>
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La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&#10;&#10;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&#10;&#10;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&#10;&#10;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&#10;&#10;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&#10;&#10;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&#10;&#10;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&#10;&#10;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&#10;&#10;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&#10;&#10;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&#10;&#10;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&#10;&#10;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&#10;&#10;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&#10;&#10;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&#10;&#10;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&#10;&#10;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&#10;&#10;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&#10;&#10;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&#10;&#10;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&#10;&#10;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&#10;&#10;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&#10;&#10;\[cette IEN\] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&#10;&#10;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »</source:markdown>
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			<description>&lt;p&gt;Je voudrais que tout le monde connaisse l&amp;#39;histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l&amp;#39;homophobie crasse et à la lâcheté systémiques. Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. #Caroline&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je conseille tout d&amp;#39;abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait  consacrée le toujours juste @remediumtimoris.bsky.social‬ : &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&quot;&gt;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;L&amp;#39;Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré. Je reprendrai les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages révoltants de Caroline :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles : « Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;[cette IEN] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:30:53 GMT</pubDate>
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			<source:markdown>Je voudrais que tout le monde connaisse l'histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l'homophobie crasse et à la lâcheté systémiques. Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. #Caroline&#10;&#10;Je conseille tout d'abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait  consacrée le toujours juste @remediumtimoris.bsky.social‬ : https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&#10;&#10;&#10;L'Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré. Je reprendrai les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages révoltants de Caroline :&#10;&#10;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles : « Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi.&#10;&#10;Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné.&#10;&#10;Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&#10;&#10;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques.&#10;&#10;Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école. Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec.&#10;&#10;On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer.&#10;&#10;Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&#10;&#10;Une autre fois elle avait écrit :« Bonjour à tous, Tout d’abord un immense merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi.&#10;&#10;Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle. Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue.&#10;&#10;Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges.&#10;&#10;La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais. Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide.&#10;&#10;Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&#10;&#10;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&#10;&#10;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août : « Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là. Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique.&#10;&#10;Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&#10;&#10;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&#10;&#10;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques. Ma peur. De reprendre le travail.&#10;&#10;De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité.&#10;&#10;Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&#10;&#10;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça. Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. » La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&#10;&#10;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire…&#10;&#10;\[cette IEN\] est nommée bras droit de la dasen. Justice justice justice justice justice… Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&#10;&#10;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas. La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »</source:markdown>
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			<description>&lt;p&gt;Je voudrais que tout le monde connaisse l&amp;#39;histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l&amp;#39;homophobie crasse et à la lâcheté systémiques.&#10;Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. L&amp;#39;Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je conseille tout d&amp;#39;abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait consacrée le toujours juste Remédium :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&quot;&gt;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je reprends ensuite les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages édifiants de Caroline :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi. Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné. Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques. Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec. On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer. Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Une autre fois elle avait écrit :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Bonjour à tous, Tout d’abord un immence merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi. Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue. Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges. La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide. Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique. Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ma peur. De reprendre le travail. De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité. Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire… est nommée bras droit de la dasen.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Justice justice justice justice justice…&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:04:55 GMT</pubDate>
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			<source:markdown>Je voudrais que tout le monde connaisse l'histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l'homophobie crasse et à la lâcheté systémiques.&#10;Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. L'Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré.&#10;&#10;Je conseille tout d'abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait consacrée le toujours juste Remédium :&#10;&#10;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&#10;&#10;Je reprends ensuite les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages édifiants de Caroline :&#10;&#10;&#10;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles :&#10;&#10;« Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi. Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné. Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&#10;&#10;&#10;&#10;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques. Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école.&#10;&#10;&#10;&#10;Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec. On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer. Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&#10;&#10;&#10;&#10;Une autre fois elle avait écrit :&#10;&#10;« Bonjour à tous, Tout d’abord un immence merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi. Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle.&#10;&#10;&#10;&#10;Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue. Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges. La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais.&#10;&#10;&#10;&#10;Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide. Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&#10;&#10;&#10;&#10;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&#10;&#10;&#10;&#10;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août :&#10;&#10;« Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là.&#10;&#10;Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique. Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&#10;&#10;&#10;&#10;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&#10;&#10;&#10;&#10;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques.&#10;&#10;&#10;&#10;Ma peur. De reprendre le travail. De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité. Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&#10;&#10;&#10;&#10;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça.&#10;&#10;Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. »&#10;&#10;&#10;&#10;La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&#10;&#10;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire… est nommée bras droit de la dasen.&#10;&#10;Justice justice justice justice justice…&#10;&#10;&#10;&#10;Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&#10;&#10;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas.&#10;&#10;La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »</source:markdown>
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L&amp;#39;Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je conseille tout d&amp;#39;abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait consacrée le toujours juste Remédium :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&quot;&gt;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je reprends ensuite les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages édifiants de Caroline :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi. Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné. Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques. Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec. On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer. Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Une autre fois elle avait écrit :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Bonjour à tous, Tout d’abord un immence merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi. Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue. Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges. La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide. Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique. Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ma peur. De reprendre le travail. De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité. Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. »&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire… est nommée bras droit de la dasen.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Justice justice justice justice justice…&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas.&lt;/p&gt;&#10;&lt;p&gt;La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »&lt;/p&gt;</description>
			<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:02:30 GMT</pubDate>
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			<source:markdown>Je voudrais que tout le monde connaisse l'histoire de Caroline, cette professeure bafouée, harcelée parce que lesbienne, jetée en pâture à la connerie de l'homophobie crasse et à la lâcheté systémiques.&#10;Caroline a été suicidée ce 1er Septembre 2025. L'Éducation Nationale porte une lourde responsabilité dans ce geste désespéré.&#10;&#10;Je conseille tout d'abord à celleux qui ne connaissent pas son histoire de la découvrir à travers la bande-dessinée émouvante et révoltante que lui avait consacrée le toujours juste Remédium :&#10;&#10;https://www.facebook.com/share/p/1AcZudSLk6/&#10;&#10;Je reprends ensuite les mots publiés sur FaceBook par ProfHG Blois, du groupe Les stylos rouges, qui complètent le tableau par les témoignages édifiants de Caroline :&#10;&#10;&#10;Le 10 janvier, sur un groupe, Caroline donnait de ses nouvelles :&#10;&#10;« Bonjour à tous. J’avais envie de vous donner quelques nouvelles. La rentrée c’est toujours un moment très difficile pour moi. Très concrètement, l’enquête n’avance pas. N’étant plus à l’école, il n’y a évidemment plus de tag homophobe. Eux là-bas, ils ont gagné. Ils ont une remplaçante, elle s’engage à fond, ils ont gagné. Ils ont tout gagné. Je crois que la hiérarchie a gagné aussi puisqu’il n’y a plus de problème. Idem pour la commune, dont je ne peux oublier la publication de « rentrée sereine » en début d’année et le post diffamatoire qui a suivi.&#10;&#10;&#10;&#10;Personnellement, j’alterne le mieux et le moins bien. Je me sens coupable de toute cette merde et je ne dépasse pas ça. Je suis toujours en accident de service. La suite pour moi, c’est une reprise progressive à travers des activités thérapeuthiques. Quand ? Mon psychiatre voudrait que je reprenne dès que possible, il veut voir comment je réagis « en condition ». Moi...ça me terrorise, rien que de passer le portail d’une école.&#10;&#10;&#10;&#10;Et j’aurais du mal à gérer un nouvel échec. On envisage une reprise après les vacances de février ou après les vacances de pâques. A suivre...(...)Voilà, j’avais besoin de parler un peu ce soir.. J’ai l’impression de ne pas vraiment avancer. Ils m’ont pris beaucoup, dans l’indifférence générale, et c’est dur de redevenir celle que j’étais avant. Merci à celles et à ceux qui ont lu. »&#10;&#10;&#10;&#10;Une autre fois elle avait écrit :&#10;&#10;« Bonjour à tous, Tout d’abord un immence merci à ceux et celles qui m’envoient régulièrement des messages, et à tous ceux qui pensent à moi. Depuis la BD de Remedium et la réaction de l’EN, j’ai décidé d’arrêter de me taire sur la maltraitance institutionnelle.&#10;&#10;&#10;&#10;Mon psychiatre m’a poussé à demander une RTQH que j’ai obtenue. Tout le monde (psychiatre, hiérarchie, médecin traitant, médecin du rectorat) s’oppose à ce que je retourne dans « mon » école, la désormais fameuse école de Mous...ges. La RTQH, les 100 pts, devaient me permettre d’obtenir un poste équivalent à celui que j’avais.&#10;&#10;&#10;&#10;Oui mais voilà, les 100 pts, c’est pas automatique. C’est la dasen qui décide. Je vous laisse deviner ce qu’elle a décidé. Il est à préciser que le mouvement dans le Cantal n’a de mouvement que le nom. Mon Damien dirait «faut jamais lâcher le combat quand c’est soi contre l’univers ».&#10;&#10;&#10;&#10;J’ai fait un recours, mais l’assistante sociale a croisé la DASEN hier et visiblement, elle n’envisage pas de changer de décision. Advienne que pourra, avec l’aide du syndicat à qui je dois tellement. Une photo de mon jardin, là où je ne vois personne, où personne ne me fait de mal. ».&#10;&#10;&#10;&#10;Au milieu de l’été, elle écrivait ceci un 11 août :&#10;&#10;« Après avoir longuement hésité, j’ai décidé de vous raconter mes derniers mois, qui sont la suite de tout ce qui m’est arrivé jusque là.&#10;&#10;Un mois enfermée contre mon gré, pour ma sécurité, suite à une TS sur la voie publique. Enfermée à la demande du préfet. Un mois privée de tous mes droits, à subir des agressions de patients très malades (étranglement, brûlure de cigarette) à ne pas dormir à cause des hurlements de patients contentionnés et d’autres.&#10;&#10;&#10;&#10;Puis la sortie, ma psychologue qui ne peut plus me suivre puisque la structure dans laquelle elle travaille ne souhaite pas aider quelqu’un qui a fait une TS (merci l’association d’aide aux victimes). Mon désespoir parce que je suis tellement attachée à elle.&#10;&#10;&#10;&#10;Mon psychiatre, mon pilier, amoureux des papillons, qui ne me lâche pas. Mais qui en échange me demande de reprendre une vie normale, de côtoyer à nouveau des gens via des activités thérapeutiques.&#10;&#10;&#10;&#10;Ma peur. De reprendre le travail. De faire du mal à ceux que j’aime en me faisant du mal à moi. La certitude que je ne suis plus capable d’être dans une école pour le moment, l’insécurité, la culpabilité. Et parfois l’idée que je serais mieux dans cet HP sous contrainte, malgré tout ce qui s’est passé là-bas, au moins je ne pouvais pas moi me faire du mal.&#10;&#10;&#10;&#10;Quelques jours de vacances dans les Hautes-Alpes grâce à mes parents qui sont venus garder mes chiennes, mais le retour ramène tout ça.&#10;&#10;Ou comment un travail, juste un travail, peut détruire tellement. »&#10;&#10;&#10;&#10;La semaine dernière, la « goutte d’eau », relatée dans une dernière communication :&#10;&#10;« Et apprendre comme ça, que l’IEN qui ne t’a jamais vraiment soutenue face à tout ce qui s’est passé, qui t’a demandé de te remettre toi en question face aux insultes homophobes, qui a déposé plainte contre « cas d’école » pour la BD qui raconte mon histoire… est nommée bras droit de la dasen.&#10;&#10;Justice justice justice justice justice…&#10;&#10;&#10;&#10;Mon psychiatre trouve que j’ai un côté très adolescent à réclamer justice encore et encore, que la justice n’existe pas. Mais on ne peut pas me résigner.&#10;&#10;Je ne peux rien y faire, je ne peux pas changer la situation, mais ça ne passe pas.&#10;&#10;La journée de lundi, je vous l’assure, sera bien plus difficile pour moi chez moi que pour vous dans vos écoles. Bonne reprise à tous »</source:markdown>
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